Retour Page Actualités Accès aux outils de recherche (moteur et base de données) Cliquer ici pour nous envoyer un mail Retour accueil
L'association
Présentation
Adhésion Abonnement
Nos publications
Les cahiers
Les colloques
Autres éditions
Expositions
 
La page des chercheurs
Prix
Maurice Boulle
 
Recensions
Bibliographie
Nos relations
 
NOUVEAU
Articles
en libre accès

Recension

    Jacky Reyne, Arbres admirables de l’Ardèche, préface de Rémi Reynard, édition L’Ardèchoise, 190 pages   

   Acacia, Ailante, Bouleau, Cade, Cèdre, Châtaignier bien sûr, Cyprès,... Sapin, Séquoïa, Tilleul, Tremble, ils ont en commun d’être “hors du commun”, chacun à sa manière, par leur âge, leurs dimensions, leur histoire, la raison de leur présence ici ou là. Ils font partie de notre mémoire collective, ils sont notre paysage.
   Admirable livre que celui de Jacky Reyne, un technicien, connu pour ses travaux sur le châtaignier, un homme de cœur surtout. Pas de sensiblerie cependant, mais le souhait de voir enfin conduit un recensement des arbres remarquables d’Ardèche. Mais qu’est-ce qu’un arbre remarquable ? Définition : “L’arbre remarquable n’est pas seulement un arbre d’élite que sa taille ou sa forme distinguent de tous les autres. C’est aussi l’arbre consacré par une histoire et qu’une collectivité humaine locale reconnait comme un élément de son patrimoine… Devenu plus ou moins célèbre, il aura droit au titre d’arbre remarquable”.
   Pour l’heure Jacky Reyne nous introduit auprès des arbres qu’il connaît bien et pour chacun, au-delà de ses caractéristiques, relie son histoire à l’histoire des hommes qui l’ont entouré, qui l’entourent encore, à l’histoire locale parfois.
   Ainsi des cèdres, ceux de Saint-Préay, 6 m de circonférence, de Chassiers, à l’ombre duquel la comtesse de Rochemure écourta dit-on son veuvage en compagnie de son cocher, ou encore celui de l’Orangerie à Aubenas, ancien jardin du marquis de Vogüé, seigneur du lieu.
   Ainsi des tilleuls d’Étables, “Sully” creux mais encore solide avec ses 5,75 m de diamètre, ou celui de Saint-Félicien, 3,20 m, sur la terrasse du Pigeonnier.
   Un livre très documenté, bien illustré, qui pourrait servir de guide à ceux qui découvrent et redécouvrent l’Ardèche.

Février 2000