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Cadastre
napoléonien autour de Privas
Une meulière à Payzac
Le moulin de Barry à Albon
Un rodet ou roudet ou rouet (roue horizontale d'entraînement)
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- Éditorial, Colette Véron
- Les moulins à
eau : éléments de technologie,
Jean-Claude Ribeyre
- Les carrières de meules en Ardèche, de l'Antiquité au
XIXe siècle, Colette Véron , Alain
Belmont
- Moulin à tan et travail du cuir au Cheylard, XIVe-XVIIe siècles,
Colette Véron
- Le moulin de Mandy à Pranles, équipement
technique et mécanisme d'un moulin ardéchois,
Jean-Pierre Henri Azéma
- Modalités de construction d'un moulin à prise
d'eau au XVIIe siècle en Ardèche
méridionale :
moulin à tan, Alain
Fambon
- Les moulins de Baza et la société albenassienne,
Pierre Ladet
- Les moulins de Vesseaux, Charles Volle
- Les moulins-bateaux
du Rhône à la fin du Moyen
Âge, Jacques Rossiaud
- Le moulin de Saint-Marcel-d'Ardèche, au cœur
des enjeux urbains, du Moyen Âge au XIXe siècle, Jean-Louis
Issartel
- Olivier de Serres et la gestion de ses moulins, Dominique
Margnat
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- Être meunier à Issas sous l'Ancien
Régime, Colette V éron
- Du meunier au moulinier, la passation de pouvoir,
XVIIIe-XIXe siècles, Yves
Morel
- Le moulin de Croisier, 1946-1962, Colette
Véron,
Paul Flandrin
- Les moulins et la biodiversité, Monique
Coulet
- Levades et chaussées dans des lits torrentiels : un
impact à retardement, Nicolas Jacob-Rousseau
Actualité
- Mémoire ... Il y a 70 ans la mobilisation
- Espagne
républicaine en Ardèche: la "Retirada", Rose-Avril
et Pierre Bonnaud
- Recensements : l'évolution de la population en
Ardèche
de 1968 à 2006, Michel Appourchaux
Lire en Ardèche
- Roger Dérieux, peintre ... un itinéraire
ardéchois, Colette Véron
- Le prix littéraire
Malassis 2009 décerné à Nicole
Faucon-Pellet, Marie-Jo Volle
- Paroles de Réfugiés, Paroles de Justes, Odette
Autrand
- Entre silence et oubli, Mémoires d'un quotidien bouleversé, Odette
Autrand
En libre accès sur ce site
- Deux
moulins à Vinezac et le paysage proche, Michel
Rouvière
- Petite
chronologie des moulins de Privas, Colette
Véron
- Documents
d'archives (articles de Jean-Louis Issartel,
Pierre Ladet)
Éditorial
Un passé révolu ?
On associe généralement le
mot moulin à la mouture des céréales, au
mouvement d'une meule rotati ve et au bâtiment
qui l'abrite. Depuis Marc Bloch, on associe le moulin hydraulique
au Moyen Âge, au système des banalités
et à une première révolution
industrielle. C'est oublier que le concept est bien plus ancien et que l'archéologie
a
aujourd'hui démontré qu'invention antique, le
moulin hydraulique est aussi de diffusion
antique. Le Moyen Age marque par contre effectivement sa
généralisation et sa
diversification en Vivarais (1). Les moulins à farine se
multiplient, roues horizontales et
verticales mettent en mouvement des meules de plus en plus
performantes extraites de
carrières spécifiques, les meulières.

Le moulin Louche
et son
estanche ou écluse à
Laval d' Aurelle
L'invention de l'arbre à cames au
Xe siècle
permet à la force mot rice d'actionner non
seulement des meules mais aussi des marteaux,
des battoirs puis des scies et des soufflets de
forge par un mouvement alternatif et rectiligne.
Les moulins alors se diversifient et permettent
la mécanisation de certaines étapes du travail
artisanal. C'est à partir du XIVe siècle que
les moulins à blé s'associent en Vivarais à des
battoirs de draps ou d'écorce pour la tannerie, au
XIVe encore qu'on trouve dans la documentation
les premières scies hydrauliques mais il faut
attendre le XVe siècle pour avoir mention d'une
première "forge du martinet". Chaque cours d'eau, du
plus petit au plus
grand, chaque ville a peu à peu ses artifices. Les seigneurs tentent
d'en garder la maîtrise et
d'en imposer l'usage à tous ; c'est de plus en plus difficile au
fil des siècles. La Révolution met fin à la banalité des
moulins en abolissant
les privilèges et les droits féodaux, mais depuis
longtemps déjà tout un monde d'artisans, de
marchands, de notaires gravite autour du moulin et en tire des revenus substantiels.
Ce
Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent nous décrit
comment ces hommes ont
exploité l'énergie hydraulique, l'évolution
technique de la meunerie, mais aussi l'évolution
sociale, le lien croissant entre l'eau et l'argent. Lien qui signe le remplacement
de nombreux moulins par des moulinages quand la soie devient plus
rentable que le blé .
La plupart des moulins à farin ont
cessé leur activité au début
du XXe siècle.
L'enquête de 1809 (2) mentionnait encore en Ardèche près
de mille tournants c'est-à-dire
près de mille couples de meules à moudre les céréales
dans le département. Une enquête
sur les stocks de farine en 1933 (3) n'évoque plus que vingt-trois meuniers.
Plusieurs
moulins reprennent une activité pendant la guerre, mais la deuxième
moitié du XXe siècle, marque pour la plupart un arrêt
définitif et pour beaucoup trop
d'entre eux la disparition
progressive de leurs bâtiments. Aujourd'hui le long des cours d'eau, trop
souvent, seules des chambres d'eau dépourvues de leur mécanisme
et une intense artificialisation des
cours d'eau témoignent encore de siècles d'activité meunière.
Certains moulins rendus inutiles ont toutefois échappé à la
destruction et sont
aujourd'hui en cours de rénovation. D'autres,
trop rares, fonctionnent encore. Ils
ne sont pas évoqués ici, pas plus que les moulins à vent,
autre aspect de notre patrimoi
molinologique, mais ils feront l'objet d'un colloque en juin 2010, colloque
dont les actes seront publiés par Mémoire d'Ardèche
et Temps Présent.
Colette VÉRON

Lanarce - Le moulin Gleyze
1. Colette Véron, « L'expansion
médiévale du moulin hydraulique en Vivarais », Cahier
de Mémmoire d'Ardèche et Temps Présent n°
90, mai 2006.
2. ADA, 6M 383-384.
3. ADA, 6M 395.
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