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- Les usages domestiques traditionnels
de l'eau en Ardèche
méridionale - L'exemple de quatre mas à Vinezac
entre 1940 et 1950, Michel Rouvière
- 1867, 1927 - Affaire d'injures et partage
du droit d'utilisation des eaux à Aubignas (Chirols), Jacques
Boissel
- La gestion des réseaux d'eau potable
dans les petites communes de pente des Boutières,
les exemples de Saint-Etienne-de-Serres et de Saint-Vincent-de-Durfort, Marc
Autrand, Didier Picheral
- Les excès séculaires
de la rivière
Beaume, Michel Rouvière
- Aménagement du
lit de l'Ardèche et vulnérabilité face
aux crues depuis deux siècles, Nicolas Jacob-Rousseau
- Le
schéma d'aménagement et la gestion des
eaux de l'Ardèche - Vers un nouveau partage de l'eau
et des territoires, Stéphane Ghiotti
- La loutre,
un témoin des rivières vivantes
- L'exemple des Monts d'Ardèche, Nicolas Dupieux
- La
Compagnie Nationale du Rhône en Ardèche, Jacques Béthemont
- La gestion de l'eau et l'agriculture
en Ardèche, Régis Périer
- Les usages
de l'eau en Ardèche et dans l'histoire
- Problème de "concurrence" dans la gestion
d'une ressource rare ; nouvelle démarche du Conseil
général, Christine Benoit
Actualités - Portraits - Forum
- Pascal Terrasse, président de l'Assemblée
départementale
Le conseil
général de l'Ardèche, son fonctionnement, ses priorités
Les États du
Vivarais, ancêtres du Conseil général ? Pierre
Ladet
- 1936 - Les élections législatives des 26 avril
et 3 mai en Ardèche, Michel Appourchaux
- Deux AOC ardéchoises : "Chataîgne d'Ardèche"
et "Fin Gras du Mézenc"
- Robert Petit-Lorraine (1920-2006), Robert Lenoir
René Montérémal dit Michel, 1914-2006, Pierre
Bonnaud
- Dans le courrier : "Le Teil, la part des
militants" ; "Jean Saussac, biographie".
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Éditorial
De l'eau pour tous ?
Ce Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps
Présent a pour thème la ressource en eau
et ses usages. Il s'agit d'un sujet très vaste que
nous ne prétendons pas avoir couvert entièrement
tant il implique d'acteurs et de conséquences au
quotidien, notamment au niveau des pollutions. Les articles
ici rassemblés traitent donc d'un certain nombre
de points touchant à l'eau en Ardèche, à sa
disponibilité, à la qualité des rivières
et des écosystèmes aquatiques, mais aussi à l'évolution
des pratiques et des comportements.
Ouvrir le robinet quand on a besoin
d'eau est un geste banal, et même si des arrêtés
préfectoraux
en limitent parfois l'usage en été, les coupures
véritables sont rares... L'eau est donc considérée
aujourd'hui comme un bien naturellement disponible.
En Ardèche, il y a, ne serait-ce qu'une cinquantaine
d'années, cette disponibilité n'allait pourtant
pas de soi... L'habitat dispersé est important et
l'implantation des fermes était étroitement
dépendante de la présence d'une source, d'une « bonne
source » qui même si elle avait un débit
réduit en été, ne tarissait pas...
L'eau était rare et précieuse, souvent réutilisée
plusieurs fois. Au cours des dernières décennies,
des travaux très importants d'adduction d'eau ont été réalisés
par des municipalités ou des compagnies privées
rendant l'eau disponible pour la majorité des particuliers.
Les exigences aussi ont évolué, à la
fois du point de vue sanitaire et en termes de quantité au
niveau de la consommation domestique.
L'eau était aussi source de force motrice. En
témoignent, les moulins très anciennement
installés le long des cours d'eau, puis, plus tard,
les moulinages. L'irrigation, pratique très ancienne,
qui se faisait par gravité, a beaucoup évolué avec
les moyens modernes de pompage et de distribution. De nouvelles
pratiques culturales ont été mises en œuvre,
souvent plus gourmandes en eau. De très nombreux
lacs collinaires ont été construits pour
l'irrigation agricole et, phénomène plus
récent, certains d'une capacité de plusieurs
milliers de m3 sont destinés à l'arrosage
des pelouses de terrains de sport en toute saison !
La ressource a été de
plus en plus sollicitée
souvent sans véritable souci de limitation, d'autant
plus que de nouveaux acteurs intervenaient... Les
conflits d'usage existaient déjà mais ont
alors pris des formes nouvelles : avec l'arrivée
de la « civilisation des loisirs », les sports
liés à l'eau sont vite apparus comme indispensables
au développement du tourisme mais, à certaines
périodes de l'année, la vidange de réserves
permettant la pratique des sports d'eau vive ne fait pas
l'affaire des pêcheurs, quand ces pratiques assèchent
les zones de reproduction et détruisent les pontes.
Nous sommes donc confrontés aujourd'hui aux sollicitations
multiples d'une même ressource ; sa gestion intégrée
s'avère incontournable, sans oublier la façon
dont l'eau est restituée au milieu, souvent chargée
en polluants. La nouvelle loi sur l'eau actuellement en
discussion au Parlement renforce cette gestion intégrée
même si l'agriculture est largement épargnée
au niveau des taxes et des redevances.
Notre attitude individuelle ou collective face à l'utilisation
de l'eau reflète à l'évidence un choix
de société, ou plutôt un choix de consommateurs,
consommateurs de produits agricoles certes, mais aussi
de loisirs, de tourisme, d'animations diverses liées à l'eau...
Bien au-delà des besoins vitaux, il s'agit des choix
d'une société « riche » à l'échelle
de la planète, mais pour combien de temps encore
?
C'est à une amorce de réflexion globale
sur cette ressource vitale que nous vous convions avec
ce Cahier.
Pierre COULET
Mémoire d'Ardèche et Temps Présent remercie
pour leur aide déterminante
Madame Monique Coulet et Monsieur Jacques Béthemont
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