- Félix Barbe compagnon
de Pierre Savorgnan de Brazza, Francis Barbe
- Départ des sœurs de la Présentation de Marie
de Bourg-Saint-Andéol à l'étranger à partir de
1833, Geneviève Couriaud .
-
Louis Cru, missionnaire "gouvernemental" aux Iles
Loyauté, Jacques Vernier
- Un Ardéchois linguiste et ethnologue en Polynésie
: Monseigneur Tépano Jaussen, Jean-Claude Saby
- Le rêve canadien : illusions et désillusion
d'une famille ardéchoise, Sylvie Colleu
Actualité - Vie culturelle
- Le cadastre a deux cents ans !, Marianne Joyaux et Pierre
Ladet
- Le massif du Mézenc-Gerbier, pôle d'excellence rurale, Jean-Jacques
Léogier et Jean-Claude Mermet
- La fabrique d'un patrimoine écrit, Archives
départementales de l'Ardèche
-Vie culturelle
Patrimoine
d'Ardèche et la Société de Sauvegarde des Monuments
anciens, Pierre Ladet
-Lire en Ardèche :
Ouvrages
Revue
des revues
Enfin, sur le thème de ce numéro, on trouvera d'autres articles inédits et documents en libre accès ici.
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Éditorial
Loin
de la terre natale...
La terre natale... Havre de paix et de sécurité ou
au contraire terre qu'il faut un jour quitter par nécessité ou
sous la contrainte, sans espoir de retour le plus souvent.
Au cours des siècles, nombreux furent les natifs
de l'Ardèche ou de l'ancien Vivarais à quitter
le pays dans des conditions et pour des raisons très
différentes. Dans ce numéro, nous avons essayé d'illustrer
ces situations diverses, du XVIIe siècle à l'époque
contemporaine. Les articles qui le composent ont été regroupés
en grandes rubriques permettant de mieux appréhender
le contexte dans lequel les événements se
sont déroulés.
Le premier ensemble d'articles traite des départs
liés aux conditions religieuses et politiques de
l'époque considérée :
Après la révocation de l'Édit de Nantes
en 1685, les protestants du Vivarais, pour rester fidèles à leur
foi, s'exilèrent clandestinement vers des pays d'Europe
plus tolérants et accueillants. Ils furent près
de trois mille à quitter définitivement le
Vivarais, souvent au péril de leur vie.
Après 1789, bien que de nature très différente,
le départ des émigrés, essentiellement
des nobles de confession catholique, est lié au
changement de régime et à la Révolution.
Un peu plus de deux cents quitteront l'Ardèche,
mais pour la plupart cette émigration ne sera que
temporaire.
Au siècle suivant, nombre d'opposants au coup
d'État du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon
Bonaparte n'eurent pas le choix et c'est en tant que proscrits
qu'ils furent envoyés en Algérie ou au bagne
de Cayenne.
Nous avons ensuite regroupé des articles illustrant
l'émigration pour raisons économiques, certes
librement choisie si on la compare à l'exil ou à la
déportation, mais révélatrice de conditions
d'existence difficiles. Émigration vers les colonies
d'alors, à commencer par l'Algérie, mais
aussi les terres lointaines d'Océanie comme la Nouvelle-Calédonie
ou vers des pays étrangers comme les États-Unis.
Les récits d'expatriés nous ont paru avoir
leur place dans cet ensemble et nous les avons associés.
Les membres de congrégations religieuses ou les
missionnaires, par les témoignages qu'ils ont laissés,
nous éclairent sur les difficultés rencontrées
dans leur nouvelle vie, les cultures auxquelles ils ont été confrontés,
mais aussi leurs démêlés avec le pouvoir
politique...
Ce sont bien sûr les peines et les souffrances
de nombreux Ardéchois qui sont évoquées
ici, mais aussi l'espoir de ceux qui ont quitté le
pays dans l'attente d'une vie meilleure même si tous
ne purent réaliser leurs rêves...
Au-delà des faits rapportés qui appartiennent à la
mémoire de l'Ardèche, on trouvera dans ce
96e cahier de Mémoire d'Ardèche
et Temps Présent matière à réflexion,
car on ne peut oublier qu'aujourd'hui, en de nombreux points
de la planète, des situations similaires existent.
Pierre COULET et Jean-Claude SABY
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